Je me suis sentie piégée. Je me suis demandée comment j'allais allier mon travail à l'aéroport et les examens. Et j'ai eu peur. C'est vrai, certes ce n'est pas une nouvelle vie qui commence, le changement n'est pas révolutionnaire. Mais dans mon existence ça change tout de même quelque chose. Moi qui n'avais jusqu'ici qu'à me soucier de comment j'allais m'habiller le lendemain et de comment trouver le temps d'aller sur internet pendant la semaine de révisions. Voilà que j'ai un job. Une véritable obligation à laquelle je suis en passe de m'habituer. Voilà que je vais passer huit heures debout à voir défiler plétore de "pax" comme on dit dans le jargon, alors que le lendemain un interrogateur et une feuille blanche m'attendrons de pied ferme. Impossible de se dérober. Alors oui, pendant un instant ce fut la panique. Puis on se pose et on réfléchis, on planifie une nouvelle façon de s'organiser. Et au final on se dit que ça va passer. Certains en font beaucoup plus et c'est toujours passé. Alors on se dit qu'on n'a aucun mérite, aucune gloire. Pas de "WhaaAAaah" impressionné. Pas la peine. Pas de dramatisation non plus finalement. On va juste faire autrement.
Sinon hier c'étais mon deuxième jour et je dois dire que ça s'est formidablement (n'ayont pas peur des mots) bien passé. Ihaaaa!






